Maison Solène coupe et monte son prêt-à-porter dans cinq ateliers français. Laine tricotée à Roanne, cuir tanné à Graulhet, montage dans le Choletais : chaque pièce porte le nom de l’atelier qui l’a faite, et revient s’y faire retoucher aussi longtemps que vous la portez.
Deux collections par an, quatre réassorts, et rien entre les deux. Une série compte 60 à 120 exemplaires : quand la taille 38 d’une veste est partie, elle ne revient pas avant six semaines — le temps que l’atelier du Choletais reprogramme une coupe. Nous préférons ce rythme à celui des quatorze collections annuelles que Solène a connues avant de fonder la maison.
Le noir tient le vestiaire, la matière fait le reste : laine froide pour le tailleur, lin lavé pour les vestes d’été, maille jauge 12 pour les pulls, cuir à tannage végétal pour les sacs. Rien n’est produit hors d’Europe, et aucune pièce ne sort de l’atelier sans avoir été essayée sur trois morphologies différentes.
Un tailleur d’épaule, une robe longue et une maille : c’est le trio que nos clientes recomposent le plus, du lundi au samedi soir. Chaque look ci-dessous est disponible en boutique, dans les tailles 34 au 46.
Elles sont photographiées portées, jamais à plat : passez la souris sur une pièce pour la voir sur une autre morphologie. Les cinq sont en stock dans toutes les tailles au moment où nous écrivons.
Cinq ateliers, tous en France, tous visités deux fois par an. Ce tableau est celui que nous donnons à l’essayage : il dit ce que la matière change une fois la pièce portée, pas ce qu’elle promet en vitrine.
| Matière | Atelier | Ce que cela change une fois portée | Réassort |
|---|---|---|---|
| Laine mérinos | Roanne (Loire) tricot jauge 12, 3 fils |
Elle ne bouloche pas au troisième hiver : le fil est plus long, il peluche moins. Un pull revient au lavage à froid, sans se déformer aux coudes. | 6 semaines |
| Lin lavé | Lille, filé en Normandie tissage 190 g/m² |
Il se froisse — c’est le principe, et cela s’appelle du lin. Il ne se déforme pas : une veste tient l’épaule après trois étés. | 8 semaines |
| Cuir de veau | Graulhet (Tarn) tannage végétal |
Il fonce et se patine au lieu de s’écailler. Un sac de 2021 est aujourd’hui plus sombre qu’au premier jour : c’est le seul vieillissement que nous acceptons. | 10 semaines |
| Soie imprimée | Croix-Rousse, Lyon impression au cadre |
Six passages de cadre au lieu de trois : le noir reste noir après lavage, le motif ne bave pas sur les bords. | 5 semaines |
| Coton bio | Choletais (49) certifié GOTS, 220 g/m² |
Assez lourd pour tomber droit, assez souple pour se porter rentré. Il rétrécit de 1 % au premier lavage : le patron l’anticipe. | 4 semaines |
Aucune pièce n’est fabriquée hors d’Europe. La coupe, l’assemblage et les finitions se font dans le Choletais, chez un façonnier de 22 personnes avec lequel nous travaillons depuis 2017 ; nous y passons deux jours à chaque lancement de série. Les retouches, elles, restent à Paris, dans l’atelier du showroom.
Neuf ans modéliste, quatorze collections par an, des vestes dessinées en trois jours et fabriquées à huit mille kilomètres. La dernière année, elle a compté : sur 240 modèles mis en production, elle en aurait porté quatre.
Maison Solène est née de ce calcul. Onze modèles par saison, cinq ateliers français, des séries assez petites pour que chaque veste soit essayée avant d’être coupée en série. La première collection, en 2016, tenait sur une table : quatre pièces, cousues dans le Choletais, vendues dans un appartement du 11e.
Le showroom de la rue de Charonne a ouvert en 2019. On y essaie, on y fait retoucher, et on y revient — 38 % des commandes de 2025 ont été passées par une cliente déjà venue.
C’est la phrase d’une cliente venue faire reprendre l’ourlet d’un tailleur acheté en 2019. La veste avait cinq ans, deux hivers de vélo et un déménagement. Elle est repartie retouchée le samedi suivant, sans rien payer : c’est ce que veut dire retouches offertes à vie.
Nous ne demandons pas d’avis à la livraison, mais un an après : c’est le seul moment où la pièce a quelque chose à dire. Voici trois réponses reçues en 2025, recopiées telles quelles.
Le tailleur a fait deux ans de réunions et un mariage. Il n’a pas bougé d’un millimètre. J’ai fait reprendre la taille après ma grossesse, gratuitement, en quarante minutes.
J’ai commandé le pull en maille jauge 12 sans y croire : à 69 €, je m’attendais à un truc qui pelucherait. Deux hivers plus tard, il est comme au premier jour. Le lin, lui, se froisse — ils le disent, au moins.
Le sac en cuir de Graulhet a foncé, exactement comme annoncé. Une étoile en moins : la robe que je voulais en 36 est partie en trois jours et n’est revenue qu’en octobre.
Toute la collection est suspendue en 34, 38 et 42 ; les autres tailles arrivent de la réserve en dix minutes. L’atelier de retouches est au fond : un ourlet se marque le jour même, et la pièce repart retouchée sous cinq jours ouvrés, sans supplément, y compris si vous l’avez achetée en ligne trois ans plus tôt.
Sans rendez-vous du mardi au samedi. Si vous voulez l’atelier pour vous seule, réservez le créneau du mardi matin : nous n’en prenons qu’une par semaine.
| Mardi – vendredi | 11h – 19h |
| Samedi | 11h – 19h |
| Dimanche & lundi | Fermé |
| Retouche d’un ourlet | 5 jours ouvrés |
| Créneau privé (mardi) | Sur réservation |